Carnet de voyage – Madagascar – Ile Sainte Marie

Carnet de voyage – Madagascar – Ile Sainte Marie

Après de longs mois, je continue mon récit. Étant proche de mes prochaines vacances, je vais essayer de finir le cycle de Madagascar avant fin septembre (cet article, le suivant et peut-être une petite galerie de photos). Nous voici donc à l’île Sainte Marie, suivez ce lien pour voir une carte: http://www.hsm.mg/carte.htm.

Jour 1: Ambodifotatra

De Tuléar à l’île Sainte Marie, le trajet se fait dans un petit bi-moteur à hélice, l’atterrissage est impressionnant, la piste de l’aéroport faisant toute la largeur de l’île. L’avion tangue un peu, encore une fois je suis sur l’aile et la vision des hélices se rapprochant du bitume de la piste est assez alarmante. Mais tout se passe bien et nous voici arrivé dans un tout petit aéroport (une seule salle d’environ 50m² environ).

A la sortie de l’aéroport, nous cherchons les taxis brousses mais nous ne les trouvons pas. Les taxis on des prix réglementé assez chère pour Madagascar. Suite à nos hésitation, un taxi accepte de nous prendre pour 15000 au lieu de 20000 et nous voici partit pour 30mn de taxi qui nous mènera à l’hôtel hortensia. L’hôtel est en face de la mer mais plutôt moche même si les chambres son sympa, il est déprimant. Depuis notre arrivé, il pleut non-top, un petite pluie fine comme on en a l’habitude dans mon Nord natale!

On décide de se balader un peu dans la ville principale de l’île Ambodifotatra (prononcez Ambodifoutre), la ville en elle même n’est pas très jolie. Nous poussons jusqu’à l’église sensé abriter un retable en bronze massif offert par la marine française mais l’ouragan qui a ravagé l’île en février 2008 (donc il y a 7 mois de ça) a arraché le toit de l’église et cette dernière est vide.

Nous mangeons dans un restaurant appelé La Bigore, du nom d’un célèbre pirate français qui en épousant la rein de Sainte Marie en a fait un repère de pirate. L’île lui doit dont sa célébrité. Repu, nous allons visité le célèbre cimetière des pirates qui se trouve sur une île collée à l’île principale. Il pleuvine toujours. La visite est très chère: 10000 par personne et assez rapide, mois de 30mn, le cimeterre étant tout petit. A ce prix, c’est carrément du vol à main armée! Le cimetière contient un cinquantaines de tombes en pagaille, certaines assez pittoresque mais globalement ça ne casse pas des briques. Bien que l’histoire du lieu compté par le guide soit intéressante il faut avouer que globalement la visite est assez décevante.

Madagascar - Ambodifotatra Madagascar - Ambodifotatra - Le Cimetiere Des Pirates

La végétation de l’île est de type tropicale, il y a encore de nombreux arbres par terre, abattue par le cyclone qui toucha l’île en février. De l’île du cimetière des pirates, nous apercevons l’île aux forban sur laquelle serais enterrer un important trésor de pirates. Des américains l’auraient cherché en 2007 sans succès!

Le soir nous mangeons à La Banane et son fameux poulet à la bannant. Le patron, un français est très sympathique et très bavard! Il nous racontes des anecdotes sur l’ouragan qui a frappé l’île il y a quelques mois, vantant l’ingéniosité des habitations tradition elle faites en bois, branchages et fibres naturelle. Lors d’ouragan, le vent traverse les habitations sans fenêtre et ne les détruit donc pas, ces dernière n’offrant aucune résistance aux vent. Les habitant s’en tirent donc pour une nuit de vent et de pluie chez eux … et quelques branchages à remettre en place après la peur bien naturelle de l’ouragan. Après un rhum arrangé offert par le patron nous retournons à notre motel.

Jour 2: Ampanihy

Le lendemain, direction Ampanihy (se prononce Ampani). Nous prenons un taxi qui nous amène dans un petit village à la hauteur d’Ampanihy, il ne nous reste plus que la traversé de l’île sur la largeur pour aller de ce village à Ampanihy. Nous cherchons donc un guide pour nous faire faire la traversée. Nous trouvâmes Florient, un pécheur qui accepta de nous guider vers Ampanihy.

La traversé dura plus de trois heures, à travers la jungle, dans un petit chemin à peine visible loin de toutes habitation. Le chemin est très dur, montant descendant sans arrêt dans une végétation luxuriante et très dense. Il fait chaud et humide. Régulièrement nous avons à traverser des petites rivières, au bout de peu de temps nous avons les pieds mouillé et de la boue jusqu’au genoux ou presque. Petite anecdote, à un moment, un de nous glisse lors de la traversé d’un ruisseau, se retrouvant allongé dans le ruisseau glissant la tête la première vers des rocher. Je la (c’est une femme) rattrape au dernier moment par le pied et nous la hérisson de nouveau sur la terre ferme. Elle me doit la vie! La traversée de la jungle reprend, le stress lié à l’incident du ruisseau et la chaleur montant rend la traversée encore plus difficile pourtant nous devons nous dépêcher avant qu’il fasse trop chaud pour pouvoir marcher. Un peu plus tard, un malgache nous rejoint et nous suit, notre guide le connais mais il précise à une personne de notre groupe qu’il faut s’en méfier, que c’est un voleur de sac. Il nous explique alors pourquoi il est partit avec un coupe-coupe (ici les coupe coupe-sont des sorte de petite machette avec un long manche de près de 70cm), dans la jungle, il y a des gens avec des coupe-coupe donc si tu n’as pas le tient tu risque de te faire attaquer (voir … trancher) tandis que quand tu as un coupe-coupe avec toi tu n’a pas de problème. D’ailleurs nous croisons un enfant qui lui aussi se balade avec son coupe-coupe.

Madagascar - Ampanihy - La Jungle Madagascar - Ampanihy - Notre bungalow

Enfin, nous arrivons à Ampanihy, plus précisément dans un hôtel qui s’appelle le Paradis d’Ampanihy. Là, nous somme très bien accueillit et commençons par boire pleins de THB avec notre guide pour nous rafraîchir et nous remettre de nos émotions. Nous prenons un repas délicieux de poissons grillés. C’est dans ce petit hôtel que nous avons mangé le meilleur poisson de tout Madagascar. Après le repas, nous partons faire un tour dans la mangrove en pirogue jusqu’à une jolie petite plage ou nous nous baignons. Au retour, le fils de la patronne nous parle des épices en général et de la vanille en particulier. En effet, il exploite diverses épices et spécialement de la vanille, qui est sa spécialité. Il nous montre différentes plantes: vanille (une orchidée liane), cannelle, café, clou de girofle et nous lui achetons un peu de cannelle (écorce d’un arbre, rien à voir avec la canele en baton que l’on achète chez nous) et beaucoup de vanille. La vanille qu’il nous est la plus belle que l’on ai vu à Madagascar, foncée, odorante, correctement séchée mais encore huileuse. Il nous parle de la vanille pendant près d’une demi-heure, nous expliquant comment voir si elle est de bonne qualité, comment la garder (on peu la garder pendant trois ans dans un tuper), comment l’utiliser, …

Madagascar - Ampanihy - La mangrove Madagascar - Ampanihy - Un vanillier

Le soir nous mangeons de délicieux crabes farci au repas puis allons nous coucher dans nos bungalow. C’est assez spartiate: de petits bungalow de feuille sur pilotis, pas de lumière ni de courant, la sale de bain n’est qu’une petite pièce avec une évacuation collé au bungalow. Le prix est très bas 12500 et l’endroit ne manque pas de charme. Éreinté, nous nous couchons et ne tardons pas à nous endormir.

Je conseil très fortement ce petit coin de paradis perdu au milieu de l’île (mais sur la cote quand même:) ), l’accueil a été un des meilleur et le dépaysement est au rendez-vous.

Jour 3: Il Balenotero – L’Ile aux nattes

Réveil matinal, petit déjeuné et trajet de retour en 4×4 pour aller prendre le bateau qui nous emmènera voir les baleine à bosse et leur petit baleineau. Tout les ans, les baleines viennent se reproduire ici, à l’abri des requins grâce à la barrière de corail. Nous sommes un trentaines sur un bateau assez grand – Il Balenotero – à partir voir les baleine, le commandant est en contact avec les autres bateau cherchant les baleine, au cas où un des bateau en verrais, il préviendrait les autres.

Nous scrutons l’horizon à la recherche de la gerbe d’eau reconnaissable des baleines. Au bout de plus d’une heure et demi, nos commençons à réellement désespérer d’en voir, le commandant est assez déçus et nous raconte que c’est une des rare fois où il n’en trouve pas. Soudain je voit au loin de l’écume, est-ce encore un faux signale comme il y en eu des nouveau? Je me penche vers l’organisateur qui semble aussi s’y intéresser. Cette fois, ça y est: des baleines!

Très vite, on voit plein d’autres bateau se diriger vers elles, il nous faudra prêt d’une heure pour y arriver, les baleines s’éloignant au fur et à mesure que nous les approchions. Les baleines à bosses sont des petites baleines: 8 à 10 mètres pour un adulte, 1m50 pour un baleineau. Nous voyons une mère et son enfant. Le baleineau fait des bond hors de l’eau, sa mère se content de sortir une nageoire de temps en temps ou sa bosse. Parfois la mère sort sa nageoire pour « taper » l’eau, cela veut dire, éloignez-vous. En effet nous sommes beaucoup de bateau prêt de 7 (alors que le code de conduite des observateur de baleine recommande 4 bateau maximum) et certain petit bateau sont vraiment trop prêt. Étant un grand bateau nous ne nous approchons pas beaucoup d’elle. Normalement, les bateau sont sensé s’arrêter et c’est la baleine qui décide ou pas de s’approcher.

Madagascar - Ste marie - Une baleine Madagascar - Ste marie - Une baleine et son baleineau

Les règles de bonne conduite de l’observation des baleines sont:

  • Distance minimum de 100m
  • Moteur coupé
  • On ne suis pas les baleines, elle restent prêt de nous (voire se rapprochent) si elles veulent.
  • On ne coupe pas la route des baleines
  • On ne sépare pas la maman de son petit
  • pas plus de 3 bateau
  • 30 minutes -1H max

Certain petits bateau ne respectent pas ces règles malgré qu’ils arborent le drapeau qui suggère l’inverse. Le notre les respecte, sauf la règle sur le nombre de bateau. En effet étant tard dans la saison, les baleines se font rare et donc beaucoup de bateau restent prêt du même groupe.

Nous les observons pendant prêt de 1H, la distance ne nous permet pas de les voir distinctement mais le spectacle est quand même impressionnant. Les photos le sont moins: prendre des photos d’animaux en mouvement sur un bateau en mouvement ce n’est pas facile et je n’ai pas de téléobjectif. Ensuite nous partons vers l’île aux nattes, une petite île paradisiaque situé à 50m en dessous de l’île Ste Marie. L’île aux nattes est une petite île paradisiaque de plage de sable fin aux palmiers trempant leurs pieds dans une eau bleue et transparente. Un vrai paysage de carte postale. nous avons décidé d’y passer la fin de la journée et le lendemain.

Sur le retour nous croisons une baleine et son baleineau, nous nous arrêtons pour les laisser « jouer avec nous », ils passent littéralement sous le bateau! Puis nous arrivons sur l’île aux nattes (après avoir remorqué un petit bateau tombé en panne d’essence, ils nous avais appelé par radio, tout les bateau observateur de baleine communiquant par radio). Arrivé sur l’île aux nattes nous mangeons, il est plus de 13h00 et nous sommes affamé.

A la fin du repas, un lémurien arrive et fini littéralement nos assiette! Il existe un petite communauté de lémuriens sur l’île (5-6), peu sauvage, qui aiment pavaner devant les touristes.

Nous cherchons ensuite un hôtel, beaucoup sont complet, c’est réellement l’endroit le plus touristique où nous sommes allé. Nous trouvons un hôtel assez sympa le Meva Paradis avec de jolie bungalow en dur. Des personnes ayant fait la ballade observation des baleines avec nous ont négocié pour eux et pour nous des prix très intéressant! Nous traînons sur la plage l’après midi, il y a plein d’oursins énormes dans l’eau, avec des picot de prêt de 20cm mais le paysage est magnifique et avec tuba et masque nous apercevons quelques poissons sympa et des petits coraux. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil avant d’aller nous régaler de poissons bien sûr! Le poisson est accompagné d’un riz blanc parfumé délicatement sauté et safrané, ça change du riz blanc sec et collant que nous avons eu pendant tout le voyage, un délice!

Madagascar - Ile aux nattes - La plage Madagascar - Ile aux nattes - Coucher de soleil

Dans un des deux bungalow, nous trouvons un grosse araignée, toute velue, brrr, personne n’est rassuré, on essaie de la tuer … mais elle s’échappe. On la montre à la patronne et ça la fait rire, elle se moque des petit touriste que nous sommes en nous expliquant qu’ici c’est forêt tropicale donc c’est normale. Elle envoi le gardien la tuer qui revient en prétendant l’avoir fait … mais le soir on la retrouvera et la tuera, quand nous lui racontâmes ça au petit déjeuné cela la fera rire 🙂 et nous aussi!

Jour 4: L’île aux nattes

Aujourd’hui, pas de chance, il pleut souvent, par intermittence, des petites averse de 10 minutes. Nous avons du mal à nous baigner à cause du manque de profondeur et de la mer agité: pas facile de se baigner avec des oursins à 50cm en dessous de nous dans une mer agité. Mais les plus motivé y arriverons quand même. Le matin, nous jouons dans le jardin de l’hôtel avec un lémuriens super sympa qui aime se faire caresser (surtout par les filles … bizarre) et qui aime se pendre aux arbres devant nos tête!

Madagascar - Ile aux nattes - Hotel meva paradis Madagascar - Ile aux nattes - Un lemurien dans un arbre

Après une dernière baignade et le règlement de la douloureuse (les prix sont assez cher sur l’île aux nattes), nous prenons un pirogue pour retourner sur l’île aux nattes et un taxi pour aller à l’aéroport. Là, nous apprenons que nous avons été surbooké et ils embarquent les gens qui vont à Tana en priorité sur ceux, comme nous, qui vont à Tamatave!!! Je vous passe les détail mais on a faillit rester sur place un jour de plus mais grâce à votre serviteur qui s’est énervé pour une des première fois depuis bien longtemps, on a réussit à être embarqué quand même, on ne sais pas s’ils ont fait descendre des gens de l’avion pour nous laisser leur place où s’ils nous ont placé dans des places normalement jamais utilisé (place du personnel de bord peut être), en tout cas l’avion est plein à craquer et nous sommes les seuls à ne pas avoir de numéro de siège ce qui fout bien la merde 🙂

L’arrivé à Tamatave fut impressionnant, l’avion tangua pas mal et comme c’est un bimoteur à hélice, on voit l’hélice s’approcher dangereusement du sol. Enfin, ce n’est peut être qu’une illusion d’optique donné par l’angle de vue. A Tamatave, nos amis viennent nous chercher, THB, pizza, dodo.

Demain, direction Andasibe pour finir par retourner à Tananarive qui sera la fin de notre voyage

8 réflexions sur « Carnet de voyage – Madagascar – Ile Sainte Marie »

  1. The channel between Isle Sainte Marie and the Malagasy mainland is a whale-watching hotspot. Large groups of humpback whales (Megaptera) make their annual migration from the Antarctic to the sheltered waters around Ile Ste Marie where they calve, nurse their young and engage in their spectacular courtship rituals between the end of June and September.

  2. Mouai, l’histoire de faut avoir un coupe-coupe ou tu te fait trancher faut pas pousser… Je connais extrêmement bien Ste Marie, j’y vais 3x par an, c’est complètement faux!
    Sinon très beau coin, ne pas hésiter, les gens sont accueillants et les paysage magnifique.

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